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144

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Secours régional Sommaire Secours régional

« Toute personne malade, accidentée ou en détresse doit recevoir des secours adaptés aussi rapidement que possible quel que soit l’endroit où elle se trouve ». La théorie est belle, mais la géographie du canton complique la tâche. Pour approcher cet idéal, « le secours régional » a été créé.

La notion de « secours régional » définit l’ensemble des moyens de secours engageables sur le territoire d’une région, hormis les compagnies d’ambulances et d’hélicoptères.

Le Valais des secours est divisé en 11 régions ayant à leur tête un responsable. Ce dernier est chargé de l’inventaire des moyens et des intervenants ainsi que de leur coordination. Il assume aussi le rôle de répondant vis-à-vis de l’Organisation faîtière des secours.

L’engagement des membres du secours régional  est complémentaire à celui des entreprises d’ambulances ou d’hélicoptères. Leurs tâches et leurs formations sont multiples. Bien souvent le secours régional se trouve sur site avant l’ambulance ou l’hélicoptère. Aussi, ses membres sont-ils tous aptes à effectuer la première prise en charge de la personne en détresse.

Qu’ils soient médecins, sauveteurs, plongeurs, spéléologuesconducteurs de chiens ou first responders, les miliciens du secours régional, ont tous un point commun : la volonté d’offrir de leur temps pour le bien-être de la communauté.

SMUP Service médicalisé d’urgence de proximité

 « Garantir la mise à disposition de moyens médicalisés suffisants sur l’ensemble du canton », la théorie est belle mais le Valais est grand. Les 4 SMUR de plaine ne suffisent pas à remplir cette demande. Aussi l’OCVS a-t-elle créé le SMUP (Service médicalisé d’urgence de proximité) pour desservir les régions de montagne et certaines zones de plaine. 

Répartis sur tout le territoire cantonal, plus de 50 médecins SMUP sont engageables par la centrale 144 lors d’urgences vitales. Le  système SMUP ne connaît aucune liste de garde contraignante : le premier médecin disponible part sur l’intervention.

Le médecin SMUP est un médecin de proximité, maîtrisant les aléas de la médecine d’urgence et participant régulièrement aux formations continues organisées par l’OCVS. De plus, il accepte de se rendre disponible nuit et jour, toute l’année, excepté durant ses vacances.

Contrairement à son collègue du SMUR, le médecin SMUP se déplace avec son véhicule privé muni, si nécessaire de signaux prioritaires et équipé d’un matériel médical d’intervention.

Connaissant parfaitement sa région, correctement formé et équipé, le médecin SMUP se rend sur site rapidement et prodigue les premiers soins au patient avant l’arrivée des autres moyens engagés. Premier médecin sur les lieux, son appréciation de la situation, permet parfois d’annuler les autres moyens et même d’éviter une hospitalisation.

Autre avantage d’une organisation telle que le SMUP : le Valais dispose d’un réservoir important de médecins formés et équipés pour intervenir en cas d’événement sanitaire majeur.

Opérationnel depuis 2004, le système SMUP est une réponse efficace aux problèmes de médicalisation des interventions urgentes dans les régions périphériques de notre canton.

First responders

Les First Responders sont indispensables au bon fonctionnement des secours valaisans. Disponibles, bien formés et connaissant la région comme leur poche, ils sont très souvent les premiers sur site lors d’un événement sanitaire se déroulant dans les vallées. Grâce à eux, leurs habitants bénéficient d’une prise en charge de qualité dans les plus brefs délais.

Afin que le secours régional s’adapte parfaitement à la réalité du terrain, chaque région s’organise de façon autonome pour qu’un secouriste soit toujours atteignable. Certaines prévoient des sous-régions et des tournus, d’autres non. Lorsque la Centrale sanitaire 144 de l’OCVS a besoin d’un premier répondant, elle envoie un message par pager, le first responder détenant le pager rappelle le 144. Les régions du Haut-Valais préfèrent utiliser le téléphone portable.

Un first responder a suivi un cours de samaritain complet puis les trois modules OCVS : introduction, BLS AED (mesures immédiates pour sauver des vies, massage cardiaque, utilisation de défibrillateur, pansement compressif…) et Héli-O2 (guidage des hélicoptères et utilisation de l’oxygène.) Les modules BLS-AED et Héli-O2 se renouvellent tous les 2 ans. Une formation continue régionale annuelle est aussi organisée. Les thèmes sont validés par la Commission médicale de l’OCVS.

Connaissant aussi bien sa région que les gestes qui sauvent, le first responder est à même de porter secours au patient, d’assurer la sécurité de toutes les personnes sur site, de guider une ambulance ou un hélicoptère et d’aider les ambulanciers à porter un brancard. Lors de réanimation, d’accidents de circulation ou d’autres cas graves, plusieurs first responders se rendent sur site et se partagent les tâches. De plus, à la fin d’une intervention difficile ou dont l’issue est tragique, les premiers répondants ont l’opportunité de s’attarder et de soutenir la famille. Pouvoir compter sur la présence de personnes connues est un véritable réconfort pour les proches.

Dans une région à la topographie aussi tourmentée que le Valais, négliger le rôle du first responder compliquerait de façon incroyable le travail de la Centrale sanitaire 144 de l’OCVS et équivaudrait à priver de secours  toute une partie des habitants et des hôtes du Valais. 

Sauveteurs

Une personne se trouve-t-elle en situation périlleuse en montagne ou en plaine ? Manque-t-elle à l’appel ? Lorsqu’un tel cas survient, la Centrale sanitaire 144 de l’OCVS alerte les sauveteurs des secours régionaux. Ces derniers, motivés, disponibles et bien formés aux tâches qui leur incombent mettront tout en œuvre pour que l’intervention se passe au mieux.

En Valais, le terme « sauveteur » couvre trois niveaux de formation et de compétence :

  • Le sauveteur A qui évolue en groupe pour exemple pour sonder le terrain après une avalanche.
  • Le sauveteur B qui a une formation technique et de très bonnes connaissances de la région,  précieuses dans les cas de recherches de personnes.
  • Le sauveteur C ou sauveteur spécialisé, doté d'une formation technique poussée et d'une formation sanitaire, capable d'intervenir dans les situations les plus délicates, de prendre des décisions difficiles et d'en assumer les responsabilités. Le sauveteur spécialisé intervient aussi bien à pied qu'en hélicoptère, lors d'accidents de montagne, d'avalanches, de crevasse, de canyoning, ou lors de toute autre situation périlleuse telle l'évacuation d'une télécabine.

Tous les sauveteurs valaisans qui peuvent être engagés par la Centrale 144 sont astreints à suivre une formation de base et une formation continue chaque année.

ACVSA Association cantonale valaisanne des secours aquatiques

L’eau est leur élément, la plongée leur passion. Actifs en Valais depuis 1967, les plongeurs-sauveteurs, grâce à une solide formation et à un matériel adapté aux spécificités de notre canton, interviennent partout où il y a de l’eau. Membres à part entière de la chaîne des secours valaisans, ils en connaissent de nombreuses facettes et peuvent ainsi collaborer avec tous les intervenants lorsque leur présence est requise.

Le premier groupe valaisan de plongeurs-sauveteurs, voit le jour dans le Haut-Valais. Ce sont ensuite les pompiers de Sion, Martigny et Monthey qui suivent cet exemple. En 1995, l’Association cantonale valaisanne des secours aquatique (ACVSA) est fondée et placée sous l’égide de l’OCVS. Grâce à cette adaptation, les plongeurs de club, impossibles à engager pour des raisons d’assurances, peuvent rejoindre les rangs de l’association. Les membres de l’ACVS sont des plongeurs expérimentés provenant de tous les horizons: montagne, canyoning, spéléo, ou club.

Une quarantaine de plongeurs-sauveteurs, répartis en 3 régions veillent sur le Haut-Valais (Gletsch - Raspille), le Valais central : (Raspille – Evionnaz), le Bas Valais (Evionnaz – Léman) et bien sûr le Lac Léman (Le Bouveret et St-Gingolph).

Les plongeurs-sauveteurs du Valais son détenteurs des brevets de sauveteurs SSS et plongeurs niveau** plus. Ils s’astreignent à cinq exercices annuels organisés par leur région dont un exercice CPR + SSS sans oublier le cours cantonal de deux jours organisé chaque année par une région différente. Lors de leur formation continue les plongeurs-sauveteurs apprennent, différentes techniques de montagne, le travail avec un hélicoptère, la recherche en eaux vives ou en eau calmes, la conservation d’éventuelles preuves, divers travaux sous-marins et la communication sous-marine.

Lorsque le scénario l’exige, les plongeurs de l’ACVSA parachèvent leur entraînement en participant aux exercices organisés par l’OCVS, la police cantonale, les pompiers ou encore la protection civile.
Pour mener à bien ses missions, l’ACVSA possède 4 bateaux sur remorque et 3 remorques de matériel (une par région) contenant notamment des cordes, bouées de levage et de marquage, masques faciaux, valise de communication subaquatique, etc. En outre, l’Association valaisanne des secours aquatiques a mis au point du matériel spécifique pour les recherches (rotaplongeur) et aussi pour les recherches tractées avec les bateaux. Les plongeurs, quant à eux, utilisent leur matériel personnel.

Le Valais est un canton de montagnes, de lacs et de cours d’eau. Les plongeurs de l’ACSVA peuvent donc être appelés aussi bien pour un sauvetage dans le Rhône, (accident de rafting, voiture à l’eau etc.) que dans le Lac Léman, sans oublier tous les autres lieux ou l’on trouve de l’eau : piscines, barrages, bassins de compensation, sous-sols inondés, lacs gelés, rivières etc.

L’ACVSA intervient aussi sur demande pour assurer la sécurité de manifestations se déroulant au bord de l’eau.

Spéléo-secours Suisse

Les accidents de spéléologie sont rares mais difficiles à gérer. Lorsqu’ils surviennent mieux vaut avoir une bonne organisation pour assister les personnes bloquées quelques kilomètres sous terre. Le Valais peut compter sur le Spéléo-secours, région 2 pour veiller à la sécurité des explorateurs du monde des ténèbres.

La spéléologie est un « sport-science » pratiqué par un peu plus d’un millier de personnes regroupées dans une quarantaine de clubs affiliés à la Société suisse de spéléologie (SSS/SGH). L’exploration des grottes, cavités et réseaux est une activité tellement spécifique qu’elle requiert une unité de secours particulière.

Le Spéléo secours suisse compte environ 220 membres choisis parmi les spéléologues les plus actifs, Il est structuré au niveau national et est formé de 8 colonnes régionales, chacune composée de 4 chefs d’intervention et d’une vingtaine de secouristes. Le matériel et l’organisation de chaque colonne régionale est identique. Des colonnes spécialisées (groupe de pompage, de minage, de plongeurs-spéléo, de médecins et une colonne de renfort) font également partie de l’organisation.

Spéléologues aguerris, les membres du Spéléo-secours suivent une formation continue annuelle au sein de leur colonne régionale. Lors du stage national prévu pour les chefs d’intervention, un exercice de grande envergure ouvert à tous les membres est mis sur pied.

Le spéléo-secours suisse est le seul organisme compétent de suisse pour les interventions en milieu souterrain. Le spéléologue est naturellement discret. Généralement il fait parler de lui lorsqu’il est bloqué au fond d’une grotte. Une intervention de secours est toujours difficile, longue et spectaculaire. Elle exige la mise en place d’un énorme dispositif. Les secouristes doivent faire face à de nombreux obstacles appartenant au monde souterrain : crues, étroitures à élargir à l’explosif, grande profondeurs, qualité médiocre de la roche, boue…

Sous terre, une attente de plus de 10 heures avant de voir apparaître le premier secouriste est plus que concevable. Heureusement, les accidents sont peu fréquents, car les spéléologues connaissent bien les dangers de leur sport et font tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter l’accident.

Une opération de secours dans une grotte ne peut pas se faire uniquement par le Spéléo-secours suisse. Pour mener à bien une intervention de ce genre, une collaboration avec toute la chaîne des secours est indispensable.

Conducteurs de chiens

Lorsqu’une avalanche, une disparition ou un accident de crevasse est signalée à la centrale 144, les chiens sont convoqués pour donner un « coup de patte » à leurs meilleurs amis, les humains. Toujours indispensables, malgré les nouvelles technologies, les chiens, bien formés et motivés donnent le meilleur d’eux-mêmes pour obtenir un résultat positif. Toutefois, avant de pouvoir prétendre retrouver qui que ce soit, un long travail d’apprentissage attend le chien et son conducteur.

L’Organisation cantonale valaisanne des secours peut compter sur près de 80 chiens d’avalanche, de crevasse et de surface (recherche de personnes) et de catastrophe (redog).

Si les conducteurs de chiens d’avalanche, selon un tournus préétabli, sont de piquet environ une semaine par mois durant la saison, les conducteurs de chiens de surface sont engageables 24 h / 24 par la centrale 144, sans piquet nominatif : la première équipe disponible part sur l’intervention.

L’apprentissage du couple chien /conducteur de chien débute très tôt. Après le cours d’introduction rendu obligatoire pour chaque propriétaire de chien par l’Office fédéral vétérinaire, le conducteur de chien et son compagnon suivront la « classe jeunes chiots » pour apprendre à l’animal à se comporter correctement avec ses congénères. Cet apprentissage est indispensable car l’OCVS peut convoquer plusieurs chiens pour une même mission. Une fois ces bases acquises, les aspirants-sauveteurs à quatre pattes suivront des cours spécifiques à la formation choisie. Ces entraînements durent toute la saison. Les jeunes chiens devront réussir un test pour être invités aux cours cantonaux annuels qui se déroulent soit à Siviez (chiens d’avalanche du Bas-Valais), soit à la Gemmi (chiens d’avalanche du Haut-Valais), soit à Oberwald pour les chiens de surface.

De son côté, le conducteur de chien doit non seulement s’entendre parfaitement avec son chien, mais encore remplir quelques exigences particulières. Il doit être apte à prodiguer les premiers secours aux personnes retrouvées, maîtriser le travail avec l’hélicoptère, avoir un bon niveau de ski hors-piste (avalanches), maîtriser cordes, nœuds, cartes et boussoles (conducteurs de chiens de surface).

Il faut compter  trois ou quatre ans de formation avant qu’une équipe chien / conducteur de chien soit jugée apte à partir en mission.

Bien entendu, cette formation de plusieurs années n’est pas une fin en soi. Chaque année l’équipe chien / conducteur de chien approfondit ses connaissance en participant aux différents cours régionaux et cantonaux.

La formation des conducteurs de chiens et de leurs compagnons est liée à la topographie du canton. En cas de catastrophe naturelle ou d’écroulement d’immeuble, leurs confrères de l’Organisation REDOG pourront leur prêter patte forte.